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„Deer ancestors portrait“ lädt zum Verweilen ein. Text von Helmuth Hickmann, 2017. READ MORE…

Sarah Iris Mang in der 44er Galerie, ORF Beitrag, 2016.  READ MORE…

Franz Stelzhamer steht plötzlich auf dem Kopf. Text von Peter Grubmüller, 2016. READ MORE…

SOUVENIER. Ein Interview mit der Ärtzin und Künstlerin Dr Margit Bernhard zum Thema Erinnerung (Französisch/Deutsch), 2016. READ MORE…

ZWISCHEN DEN SCHICHTEN ENTSTEHEN GESCHICHTEN. Gedanken zum Werk von Sarah Iris Mang. Text von Mag. Dieter Halama, 2015. READ MORE..

SARAH IRIS MANG – WERKBETRACHTUNG 2003-2006. Text von Mag. a Marie Lene Kieberl, 2006. READ MORE..

KUNST IN DER KIRCHE. 2015. READ MORE,,

FANG MICH! READ MORE…

Interview zu Mutterbild. Christine Leitner im Gespräch mit Sarah Iris Mang. HEAR MORE…

Der Ton meines Vaters. Text von Tanja Raich. Illustrationen Sarah Iris Mang. READ MORE…

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1Blick. Jänner Ausstellung. Sarah Iris Mang.

Text: Helmuth Hickmann

„Deer ancestors portrait“ lädt zum Verweilen ein.

Ein Hochzeitskleid fließt in weißen Fäden aus dem 1Blick, hinaus auf die roten Adneter Marmorplatten des Vorhauses. Wie viele Menschen vor uns haben wohl diese Steine mit ihren Schritten glatt geschliffen?

Zahlreiche weißen Fäden umgarnen unsere Gedanken und locken die Aufmerksamkeit zurück auf das magisch, mystische Objekt von Sarah Iris Mang.

Eine überaus persönliche, private Arbeit, sehr weiblich und voll von verschlüsselter Symbolik und voll von Gegensätzen.
Ein kleiner, eher unauffällig positionierter goldener Schlüssel öffnet uns eine Traumwelt. Assoziationen mit Mythologien entstehen: Ambett, die weiße Frau. Cernunnos, keltischer Gott mit Hirschkopf. Schwarz und Weiß. Geburt und Tod. Männlich und weiblich. Lichtgeweih und weiße Spitzen.

Die Installation verzaubert und besticht durch Harmonie mit dem ungebenden Raum.

Helmuth Hickmann
Jänner 2017

-> Link zur Galerie
DEER ANCESTORS PORTRAIT

deer-ancestors-portrait-by-sarah-iris-mang-salzburg-2016-und-2017

Wandinstallation in den Raum gehend (Fäden); Hirschkopf in Gips/Spitzenkleid/Licht

Vernetzungen, Verbindungen, Verstrickungen und vielleicht sogar Wegweiser (man denke etwa an den Faden der Adriane, mittels dessen Theseus aus dem Labyrinth herausgelangte) können die Fäden symbolisieren: zu den Ahnen, zu Begegnungen die tagtäglich stattfinden, zum eigenen Weltbild, zu der Welt um einen herum – die Fäden lassen sich individuell weiterspinnen, je nachdem wo man selbst gerade im Leben wandelt. Kleider stehen für Prozesse des Lebens: man trägt sie, legt sie ab oder sie passen nicht mehr. Der Hirsch ist ein immer wiederkehrendes Element in Sarah Iris Mangs Arbeit – das Geweih ist erleuchtet. Im Rahmen des Jahresthemas »magicon – magic icon« wurde der Installation ein magic Icon hinzugefügt, das es zu entdecken gilt.

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ORF

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Sarah Iris Mang in der 44er Galerie

Aber nicht nur der Jugendwettbewerb sprichcode steht auf dem Leondinger Kulturprogramm im Herbst. In der 44er Galerie findet noch bis zum 30. Oktober die Ausstellung „Hoamatland“ von Sarah Iris Mang statt. Zusätzlich zu ihren eigenen Arbeiten hat sie Freunde eingeladen, sich an der Ausstellung zu beteiligen. So kommt am 13. Oktober die Bachmannpreisträgerin Gertraud Klemm in die 44er Galerie und liest aus ihrem Text „Landnahme“.

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Franz Stelzhamer steht plötzlich auf dem Kopf

Ausstellung: Sarah Iris Mang in der Leondinger 44er Galerie zum Thema „Hoamatland“.

Text: Peter Grubmüller

Sarah Iris Mang sagt, sie habe den Text der oberösterreichischen Landeshymne noch einmal genau studiert, ehe sie sich mit Freunden (Marcus Langhammer, Barbara Klampfl, Gertraud Klemm, Christl Leitner, Richard Winkler, Markus Kircher) über eine künstlerische Auseinandersetzung mit dem Begriff „Hoamatland“ hergemacht hat. Die Ergebnisse sind bis 30. Oktober in der 44er-Galerie in Leonding zu sehen.

Die 1979 in Wien geborene und in Hof (Gemeinde Pattigham) im Innviertel aufgewachsene Künstlerin ergänzte die „Hoamatland“-Strophen mit zeichnerischer Fertigkeit. Es sind keineswegs Illustrationen der Dichtung, sondern erhellende, entlarvende, verinnerlichende Text-Bild-Kombinationen. Auf einer davon hat sie ein Porträt Stelzhamers schlicht auf den Kopf gestellt. Schwarze Wollfäden laufen wie dunkles Blut am unteren Ende der Arbeiten in die Raummitte. Sie verheddern sich ineinander und verbinden die Betrachter. Wie nebenbei ist eine Auswahl von Stelzhamers antisemitischen Schriften im Vorraum – gerade so, als sollte auch diese Seite des Heimatdichters nicht betont, aber auch nicht vergessen werden. Die Boot-Installation in einem abgedunkelten Nebenraum weist wie die Zitate von Mangs Interview-Partner im Stiegenaufgang darauf hin, dass nicht alle Menschen freiwillig ihre Heimat verlassen. In Tracht gekleidete Schneiderpuppen krönt sie mit bunt zusammengenähten Hirschköpfen (im Linzer Kunstmuseum Lentos zu kaufen).

Mang spürt Heimat als einen Weg, den man zu gehen hat – ihre Wegweiser in Leonding sind bemerkenswert.

Ausstellung: „Hoamatland“ – Sarah Iris Mang & Friends, 44er Galerie in Leonding, bis 30. 10., Öffnungszeiten: Di, Mi, Fr 15–19 Uhr, Do 17–21 Uhr, So 10–16 Uhr, Tel: 0732/6878-8500.

Erschienen in den OÖN, am 5.9.2016

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SOUVENIR

Ausstellung Erinnerung, „Cloitre“ Kreuzgang  rue des Archives – 75004 Paris / Frankreich

PARIS SOUVENIR

SOUVENIR

Sarah :  Chère Margit, l’exposition « Souvenir » est une exposition collective et elle aura lieu à Paris à l’automne 2016 dans un cloître gothique. Ma contribution artistique est préoccupée par une question centrale : comment se fabrique le souvenir ? Cela m’intéresse de savoir à quoi tu associes spontanément ce thème du souvenir, en tant que médecin ayant une longue pratique en O.R.L., d’autant que tu possèdes en plus un diplôme en homéopathie.

Margit : Mes plus anciens souvenirs se rapportent à la neige, la lumière, le froid, l’odeur et le goût de la neige. Ils me renvoient au temps où j’étais dans un chalet de montagne, un an avant mon entrée à l’école primaire. Mais je ne puis dire si ce souvenir est lié à une expérience réelle ou s’il se rapporte à une photo.

Sarah : Pour moi le souvenir est intimement lié à l’expérience. Dans mon projet photographique intitulé « Souvenir du présent », je me suis demandé comment mon pays d’origine, ou plutôt la perception que j’en ai, s’était transformée. Dans mon livre « Attrape-moi » paru en 2013 j’ai fait, avec des gens âgés de 50 à 100 ans, une interview sur les jeux de leur enfance. Là aussi il était question du souvenir. Ta spécialité médicale s’occupait de l’ouïe (oreille), du goût (gorge) et de l’odorat (nez). Comment est-ce que ces organes influencent notre perception ?

Margit : Ecouter et parler sont aujourd’hui les moyens de communication humaine les plus utilisés. Au début de l’évolution de l’humanité, l’odorat et le goût étaient prépondérants pour survivre. Ces sens sont aussi liés au plaisir, à l’attirance, la répulsion, l’attirance sexuelle.

Sarah : Que se passe-t-il quand un des sens évoqués plus haut ne fonctionne plus ? Par exemple l’ouïe ou le goût.

Margit : Pour ce qui est de la diminution, voir de la perte de l’ouïe, il y a aujourd’hui des prothèses (appareils ou implants) qui peuvent, du moins en partie, compenser la perte d’audition. Cependant, cette compensation a ses limites. Les troubles de l’audition entraînent des accidents liés à la circulation urbaine. La surdité conduit à la méfiance et à la solitude. Pour ce qui est des troubles de l’odorat, ils empêchent de reconnaître certains signaux d’alarme comme l’odeur du feu ou des aliments périmés. Les troubles de l’odorat peuvent mener à à la perte du plaisir, de la jouissance.

Sarah : Moi-même, dans mon enfance, j’ai vécu près de 2 ans sans presque rien entendre. J’ai failli être écrasée par un tracteur à cause de cela. Ma mère avait remarqué que je réagissais à peine quand on me parlait. Après ça j’ai subi le martyre pendant un an à l’hôpital et chez divers spécialistes. Mes conduits auditifs étaient bouchés. Je ne me souviens plus très exactement de cette période de surdité.En tant que médecin chevronné et grâce à ton expertise médicale, qu’as-tu compris des liens qui existent entre les organes des sens et le souvenir ?

Margit :  Chez certaines personnes les souvenirs apparaissent quand ils entendent un morceau de musique en particulier. Le goût caractéristique d’un gâteau rappelle par exemple le souvenir de la grand-mère. L’odeur du foin ou de fleur celui de vacances agréables. D’un autre côté, l’odeur du feu peut raviver un mauvais souvenir lié à l’enfance.

Sarah : Au cours de mes réflexions sur ce thème J’ai constaté que le mot « souvenir » n’a pas la même signification pour tous. Le même événement peut être perçu de façon contraire par différentes personnes, ils s’en souviennent même différemment. J’ai remarqué moi-même que les souvenirs se transformaient. Comment est-ce possible ? Est-ce qu’on peut influencer, voir modifier la perception et la mémoire ? Est-ce que le facteur temps est déterminant dans le processus de la mémoire ?

Margit :  De nouveaux souvenirs se superposent aux anciens ou les complètent. L’oubli partiel est un mécanisme de protection important. Le psychisme joue un rôle important dans la manipulation des souvenirs. Par exemple ce qui ne doit pas être, ne peut pas être. Etant donné que chaque événement a des aspects aussi bien négatifs que positifs, il est possible de transformer une expérience traumatisante en souvenir positif.

Sarah : Pour moi, la situation politique et économique actuelle est très complexe, elle représente un défi à mes yeux. Je perçois mon époque à travers les médias, les journaux, internet ou la télévision, donc avec les yeux et les oreilles. Ils déclenchent en moi comme en chaque personne, des processus. Comment fonctionne le processus d’assimilation des impressions sensorielles chez une personne ?

Margit :  L’organe de l’odorat se compose d’une partie avancée du cerveau. De là, les informations données par les cellules sensorielles du nez sont transmises directement au cortex olfactif à travers les « bulbus olfactorius » sans qu’il y ait d’interconnexions dans le système nerveux cérébral. Le nerf auditif emprunte le même chemin que le nerf de l’équilibre, de la base du crâne jusqu’au « nucleus cochlearis »  et entretient des connexions avec le cortex auditif. Le « nervus glossopharyngicus » conduit quant à lui ; des fibres sensibles – pour la perception de la température et du toucher, des fibres motrices – pour le langage et le transport des aliments, et enfin des fibres sensorielles – pour la perception du goût, tout comme les fibres parasympathiques. Ces informations sont transmises au « medulla oblongata ».

Sarah : J’aimerais savoir si tu as été confrontée lors de ta pratique professionnelle auprès des patients, à des choses que tu n’as jamais apprises pendant tes études, des situations difficiles à expliquer du point de vue médical.

Margit :  « Il y a plus de choses au ciel et sur la terre que votre savoir scolaire laisse imaginer » ( Hamlet – William Shakespeare ).

Sarah : J’ai posé ces questions en tenant compte de ma manière de percevoir les choses, perception marquée par ma culture et mon époque. Margit, est-ce qu’en tant qu’artiste tu pourrais ajouter d’autres facettes à ce thème de la perception et du souvenir ?

Margit :  L’alpinisme a joué un rôle important dans ma vie. J’ai escaladé, entre autres, plusieurs sommets de 6000 mètres. A 70 ans j’essaie encore de faire des randonnées dans les Alpes autrichiennes. La perception de la montagne avec tous mes sens nourrit mon œuvre artistique. Je m’appuie très souvent sur des souvenirs pour réaliser mes tableaux.

Sarah :  Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions.

Übersetzung/Traduction : Claudia Gedl

Concept/idea : Sarah Iris Mang

ERINNERUNG

Sarah: Liebe Margit, das Ausstellungsprojekt ERINNERUNG ist eine Gruppenausstellung  und findet in Paris, in einem gotischen Kreuzgang im Herbst 2016, statt. Mein künstlerischer Beitrag befasst sich mit der Frage, wie sich Erinnerung konstituiert. Als langjährig praktizierende HNO-Ärztin mit Homöopathiediplom interessiert mich besonders, welche spontanen Assoziationen du zu dem Thema Erinnerung hast.

Margit: Meine frühesten Erinnerungen haben mit Schnee zu tun.- mit Licht, Kälte, Geruch und Geschmack des Schnees, mit der Zeit, die ich als Vorschulkind auf einer Schihütte verlebte, wobei ich nicht mehr sicher sagen kann, ob sich diese Erinnerung auf konkrete Erfahrungen oder Fotos stützt.

Sarah: Für mich hat Erinnerung viel mit Erfahrung zu tun. In meiner Fotoarbeit ERINNERUNG AUS DEM JETZT bin ich der Frage nachgegangen, wie sich mein Heimatort verändert hat, beziehungsweise meine Wahrnehmung davon. In dem von mir 2013 herausgegebenen Buch „FANG MICH!“ befragte ich Personen zwischen 50 und 100 zu den Kinderspielen ihrer Kindheit. Auch hier ging es um das Erinnern.

Dein Fachbereich waren das Hören (Ohren), das Riechen (Nase) und das Schmecken (Hals), wie sehr beeinflussen diese Organe die Wahrnehmung eines Menschen?

Margit: Hören und Sprechen sind heute die wichtigsten Mittel zwischenmenschlicher Kommunikation. In der Frühzeit menschlicher Entwicklung waren Riechen und Schmecken wichtig um zu überleben. Diese Sinne haben auch mit Genuss zu tun, mit Zu- und Abneigung und mit sexueller Anziehung.

Sarah: Was passiert, wenn eines der zuvor genannten Sinnesorgane nicht mehr funktioniert? Also etwa das Gehör oder der Geschmackssinn verloren gehen?

Margit: Für Gehhörminderung – beziehungsweise – verlust gibt es heute Prothesen – Hörgeräte und Implantate-, die den Ausfall zumindest teilweise kompensieren können, allerdings sind dem auch Grenzen gesetzt. Bei Hörstörungen ergeben sich Gefahren,  besonders im Straßenverkehr. Schwerhörigkeit führt häufig zu Misstrauen und Vereinsamung. Bei Geruchsstörung werden bestimmte Warnsignale – Brandgeruch und Geruch von verdorbenen Lebensmitteln – nicht wahrgenommen. Bei der Störung des Geschmacksinns kommt es zu einem Teil des Verlusts der Genussfähigkeit.

Sarah: Ich selbst habe als Kind zweieinhalb Jahre lang fast nichts gehört. Ein Traktor hätte mich fast überfahren, weil ich ihn nicht hörte. Meine Mutter bemerkte, dass ich wenig auf Gesprochenes reagierte. Danach begann ein jahrelanges Martyrium im Krankenhaus und bei Fachärzten. Meine Gehörgänge waren verlegt. Ich erinnere mich eigentlich nicht mehr bewusst an die fast gehörlose Zeit.

Von welchen Erfahrungen weißt du als langjährig tätige Ärztin zu berichten, was die Sinnesorgane in Zusammenhang mit dem Erinnerungsvermögen bedeuten?

Margit: Bei vielen Menschen tauchen beim Hören eines bestimmten Musikstücks Erinnerungen an besondere Situationen auf.  Der  charakteristische Geruch eines Kuchens kann zum Beispiel die Erinnerung an die Großmutter wachrufen.  Heu- und Blumenduft können an einen schönen Urlaub erinnern. Andererseits kann zum Beispiel Brandgeruch an ein unangenehmes Erlebnis aus der Kindheit erinnern.

Sarah: Im Zuge der Auseinandersetzung mit dem Thema ist mir aufgefallen, dass Erinnerung nicht gleich Erinnerung ist. Ein und dasselbe Ereignis wird von unterschiedlichen  Personen oft komplett konträr wahrgenommen, beziehungsweise erinnert. Bei mir selbst habe ich auch beobachtet, dass sich Erinnerungen verändern. Wie ist das möglich? Sind Erinnerung und Wahrnehmung steuerbar, veränderbar? Ist der Faktor Zeit wesentlich im Erinnerungsprozess?

Margit: Neue Erinnerungen überlagern oder ergänzen alte Erinnerungen.  Teilweises Vergessen ist ein wichtiger Schutzmechanismus, die Psyche hat einen wesentlichen Anteil an der Manipulation der Erinnerungen: zum Beispiel weil nicht sein kann, was nicht sein darf. Da jedes Ereignis sowohl positive als auch negative Aspekte hat, kann es gelingen traumatische Erfahrungen in positive Erinnerungen zu verwandeln.

Sarah: Ich empfinde die momentane politische und wirtschaftliche Situation als sehr vielschichtig und herausfordernd. Ich nehme diese „meine Zeit“ hauptsächlich über Medien wie Zeitung, Internet  oder Fernsehen wahr. Also mit den Augen und den Ohren. Sie lösen in mir, wie in jeder anderen Person auch, Prozesse aus. Wie funktioniert der Prozess der Verarbeitung von Sinneseindrücken bei einem  Menschen?

Margit: Das Riechorgan besteht aus einem vorgeschobenen Hirnanteil. Von dort werden die Informationen von den Sinneszellen in der Nase über den bulbus olfactorius ohne Verschaltung im ZNS direkt an die Riechrinde weitergleitet. Der Hörnerv läuft gemeinsam mit dem Gleichgewichtsnerv durch die Schädelbasis zum nucleus cochlearis mit Verbindungen zur Hörrinde.

Der nervus glossopharyngicus führt sensible Fasern – Temperatur und Tastempfindung. Motorische Fasern für Sprache und Speisentransport. Sensorische Fasern für Geschmacksempfindungen, sowie parasympathische Fasern. Die Informationen werden zur medulla oblongata weitergeleitet.

Sarah: Mich würde interessieren, ob dir als Ärztin Dinge in der Praxis widerfahren sind, die du niemals in der Ausbildung gelernt hast. Also Vorfälle, die medizinisch schwer zu erklären waren?

Margit: „ Es gibt mehr Ding im Himmel und auf Erden als eure Schulweisheit erträumt.“ ( aus Shakespeares Hamlet)

Sarah: Ich habe jetzt von meiner Wahrnehmungsperpektive aus gefragt, die kulturell und zeitbedingt geprägt ist. Margit, möchtest du, die auch künstlerisch tätig ist, weitere Facetten zum Thema Erinnerung und Wahrnehmung hinzufügen?

Margit: In meinem Leben hat das Bergsteigen eine sehr wichtige Rolle gespielt – ich habe, unter anderem, mehrere 6000-er bestiegen. Ich versuche auch jetzt mit 70 Jahren noch Touren in den heimatlichen Alpen zu bewältigen. Die Bergwahrnehmung mit allen Sinnen speist meine künstlerische Arbeit. Wobei ich mich im malerischen Prozess sehr oft auf Erinnerungen stütze.

Sarah: Vielen Dank für das Interview.

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ZWISCHEN DEN SCHICHTEN ENTSTEHEN GESCHICHTEN

 Mag. Dieter Halama

 Gedanken zum Werk von Sarah Iris Mang (gekürzte Fassung)

„Ich erzähle mit meinen künstlerischen Arbeiten gerne Geschichten“ sagt Sarah Iris Mang. Und in der Tat: ihre Kunstwerke erzählen Geschichten. Geschichten aus dem Leben. Meist sind die Protagonisten Menschen, manchmal auch Tiere, in der Serie „Mappe des Animalischen“ auch Mischformen zwischen beiden. Die erst jüngst entstandenen großformatigen Kohlezeichnungen zeigen Szenen aus dem Leben einer Mutter in ihren familiären Beziehungen: Die Schwangerschaft, der Säugling, das heranwachsende Kind mit seinen Eltern.[…] In manchen der dargestellten Figuren sind unschwer ihre klassischen Vorbilder zu erkennen. Sarah Iris Mangs fundierte künstlerische und kunsthistorische Ausbildung an der Wiener Akademie spiegelt sich nicht nur in Komposition und Gestaltung ihrer Werke wieder. Das intensive Studium altmeisterlicher Techniken lässt sich vor allem in ihren Porträts erkennen. […] Oft benutzt die Künstlerin den Schichtenaufbau ihrer Werke, um zu gänzlich neuen Erzählstrukturen zu kommen. Abrupte Wechsel zwischen den Bildinhalten, teils deckende, teils lasierende Farbaufträge und immer wieder das Einsetzen von Textfragmenten als Bildmotiv erzeugen Brüche und Zäsuren, die den Betrachter oft verwundern! Scheint es auf den ersten Blick so, als schriebe sie zuerst die Geschichte auf, die sie erzählen will, um danach in einer darüber gelegten zweiten Schichte die bildmäßigen Darstellung auszuformulieren, so ist es in Wirklichkeit umgekehrt: zuerst entsteht das Bild, das später durch Texte – oft zu aktuellen Themen Bezug nehmend – ergänzt wird. Dem Betrachter obliegt nun die Aufgabe, diese einzelnen Schichten zu trennen und zu deuten, wie ein Archäologe die Vergangenheit Schicht für Schicht freilegt und interpretiert, um damit das, was einmal war, für unsere Gegenwart verständlich zu machen. Auch bei Sarah Iris Mang stellt die historische Komponente ein wichtiges Element ihrer Kunst da. In der Folge des Photoprojektes „Erinnerungen aus dem Jetzt“ auf die Orte ihrer eigenen Kindheit entstand das Hörbuch: „Fang mich – Kinderspiele einst und jetzt“, indem sie Menschen zwischen 50 und 100 Jahren zu den Spielen ihrer Kindheit befragte. […] In ihrem vor einigen Jahren entstandenen Zyklus „Die andere Seite“ – mehr als 40 kleinformatige Tuschezeichnungen, dominieren von Angst, Alpträumen und existenziellen Krisen gequälten Kreaturen. Neben Goyas „Caprichos“ ist es vor allem der gleichnamige Roman Alfred Kubins – sein langjährige Wohnort Schloss Zwickledt ist nicht weit von Mangs Heimatstadt Ried im Innkreis entfernt –, der sie inspiriert hat. Diese leidenden Menschen sind nun in der zu Beginn dieses Aufsatzes erwähnten „Mappe des Animalischen“ durch fröhliche Tiermenschen ersetzt worden. […]

Dieter Halama, 23. Jänner 2015

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SARAH IRIS MANG – WERKBETRACHTUNG 2003-2006

Mag.a Marie Lene Kieberl

Das Werk von Sarah Iris Mang (SIM) ist gekennzeichnet durch die systematisch wiederkehrenden, eigentlich recht gegensätzlichen Phänomene der Wiederholung und des Bruchs. Auf den Wunsch der Künstlerin beginnen wir die Werkbetrachtung im Jahre 2003, wo für sie der Beginn einer kontinuierlichen künstlerischen Entwicklung zu verorten ist, auch wenn die vorhergehenden Arbeiten eine eigene Wichtigkeit besitzen – gewisse Themen sollten von da an immer wieder in ihren Arbeiten auftauchen.

Ein besonders einschneidendes Erlebnis in diesem Jahr war wohl die Sommerakademie in Salzburg, die sie aufgrund eines unter großer Konkurrenz errungenen Stipendiums absolvieren konnte – ihre „MeisterInnen“ dort, welche sie (auch nachher) tatkräftig unterstützen und ihr Selbstbild als Künstlerin prägten, waren Rona Pondick und Robert Feintuch. Von diesen beiden unterstützt und ermutigt, entstanden 2003 die sogenannten New Yorker Bilder, welche der Bewerbung an der Skowhegan School of Painting andSculpture dienten.

Die sogenannten New Yorker Bilder: dies sind großformatige Kohlezeichnungen, die sich intensiv mit den Portraits von ihr bekannten Menschen auseinander setzten. Gearbeitet hat sie dabei mit Fotos. Von Portraits kann man hier jedoch nicht im traditionellen Sinn sprechen; auf einem Bild sind sie mehrmals, als Reihungen, angeordnet, teils jene einer bestimmten Person, teils auch verschiedene Personenportraits. Die Reihung ist für SIM eine Kunstsprache, welche die Bedeutung eines einzelnen Bildteiles verstärken kann.

Die Beschäftigung mit der Komposition erstarkt, nachdem sich die Künstlerin zuvor des längeren mit dem Interpretieren „alter Meister“ beschäftigt hatte.

Zu diesem Zeitpunkt hatte SIM schon ein beachtliches Bildarchiv angelegt, aus dem sie für ihre Arbeiten schöpfte – in einer bestimmten Ordnung hatte sie dabei u.a. folgende Rubriken angelegt: Kunstgeschichte, Interieur, Comic, Society, Landschaft, Architektur und vieles andere mehr.

Jelinek dichtet immer noch

Jelinek dichtet immer noch, Diptychon. 240 x 133 cm, 2004

Eine eigene Rubrik war jene der Glyptothek – Studien, die sie durch spezielle Kontakte in jener der Öffentlichkeit nicht zugänglichen Sammlung von Steinbüsten, über welche die Akademie verfügt, hatte anfertigen können. Sie tauchten später immer wieder als Bildelemente auf.

Als Aufbewahrungsort für diesen Fundus diente ganz einfach ein großer Karton. Auf ihrer Jagd nach Material bediente sie sich eigens gekaufter Magazine ebenso wie ihr zufällig in die Hand geratender Printmedien, vom Leiner-Katalog bis zum Bezirksblatt. Diese Versatzstücke des sie umgebenden Alltags bildeten die Grundlage für neue Arbeiten, in thematischer wie formaler Hinsicht:Die nun entstehenden Arbeiten wirken sehr direkt, sind aus dem Bauch heraus gemalt, impulsiv, und stellen wenig Ansprüche auf durchgehende theoretische Fundierung – was ihr von einigen Seiten herbe Kritik einbrachte in Akademiekreisen. Inspiriert durch den japanischen Künstler Yoshitomo Nara und seine Figuren, stellt sich nun ein neuartiges Bildelement in SIMs Arbeiten ein, welches die weitere Entwicklung lange begleiten sollte: saramanga (ein schönes Wortspiel mit dem Namen der Künstlerin und den berühmten Comicfiguren), Teil- alter ego der Künstlerin und somit keine wirkliche „Person“, dient als Bild-Erzählerin; eine fiktive Ariadne, die uns den roten Faden durch das ebenso fiktive, labyrinthische Erzählgeflecht von SIMs Bildern legt. Zentral ist hierbei eine gewisse Asexualität, das Zwischenwesen, die Märchenhaftigkeit saramangas. Sie sollte in den folgenden Zyklen eine konstante Rolle spielen.

Einen Bruch stellt das Auslandssemester in Spanien dar: In Barcelona eröffnet sich der Künstlerin eine völlig neue Akademie-Situation, welche anfangs für Unsicherheiten sorgt. Anders als in Wien, trifft die Künstlerin hier vermehrt auf Unverständnis gegenüber ihrer grafischen Techniken und ihrer Thematik.

Davon angestachelt, organisiert sie sich nebst universitären Veranstaltungen einen regelrechten Lehrbetrieb (in Spanien traditionell weit mehr verankert als in Österreich) bei einem in der Pastelltechnik virtuosen Straßenmaler, Albert Tarrago. Dieser war Schüler bei Fernando Fernandez.

Selbstbildnis Selbstbildnis 55 x 40cm, 2004

Es brechen andere Zeiten an: im straffsten Werkstättenbetrieb fängt sie, von Tarrago penibel angeleitet, von vorne an mit dem Sehen und dem zu-Bild-Bringen. An sechs Wochentagen arbeitet sie im Künstlerviertel Grácia in Acht-Stunden-Tagen an der Perfektionierung dieser anspruchsvollen Technik, in welcher mit bis zu 8 Schichten u.a. die faszinierendsten Inkarnat- Darstellungen gelingen; diese rücken auch bald in den Mittelpunkt  SIMs Interesses: Die Darstellung verschiedener Stofflichkeiten bilden in dieser Zeit das Ziel ihrer Obsession.

X_35 (Small) X_36 (Small) X_38 (Small)

In einem Seminar setzt sie sich außerdem mit dem Comic-Zeichnen auseinander; der sanfte Zwang, dabei einen logisch strukturierten Bildablauf (mit Storyboard und Comicstrips) zu erzeugen, der für jede/n lesbar zu sein hat, lässt ihre Arbeit sehr profitieren und beeinflusst spätere Bilder.

Nach Detailausschnitten wie den Bildern batwoman oder yo en mi estudio wendet sie sich in Auseinandersetzung mit Lucian Freud, David Hockney und Jan Saudek den abuelas (Omas)zu: dies sind technisch ausgefeilte und nun weniger photorealistische Akte von älteren, teils ausladenden Frauenkörpern; wie Freud modelliert sie direkt in der Fläche, die Umsetzung ist etwas weniger akribisch als zuvor: Ein gänzlich anderes Bildsujet als die meisten anderen Akte, die vom Begehren leben, das sich auf die abgebildeten Objekte richtet (bei SIM u.a. die Stuhlmadonnen), sind diese Bilder ein ästhetischer Rippenstoß für den/die durchschnittliche/n Betrachter/in, darin eingeschlossen ein durchaus humoristisches Moment; eine eher ungefällige Optik, die beredt die Lust der Künstlerin beim Schaffensprozess erspüren lässt.

Ein weiterer neuer Schaffensabschnitt bringt 2005 eine Modellserie mit sich, welche in der neuerworbenen Technik ausgeführt werden sollen und eine „andere“ Interaktion zwischen KünstlerIn und Modell in sich tragen. Zentraler Gedanke ist, dass sich die Modelle (aus dem teils nahen Bekanntenkreis der Künstlerin) in den Prozess einbringen dürfen sollen, dazu aufgerufen sind, sich selbst zu inszenieren, mit persönlichen Insignien zu posieren u.ä.: dabei wird ein beinahe liturgisch anmutender Ablauf eingehalten.Es findet ein Einführungsgespräch statt, in dem entschieden wird, welche Accessoires verwendet, welche Posen eingenommen werden. Es handelt sich bei allen um eine Ganzkörperdarstellung in annähernder Lebensgröße – ein Format, das, wie sich herausstellen sollte, in der selbstgesetzten Zeit von 3 Monaten in dieser Technik unmöglich zu bewältigen war. Die Erfahrungen, die SIM in dieser Phase machte, waren extrem vor allem durch die große Intimität mit den Modellen, die teilweise entstand und keine Konzentration auf das vorliegende Bild mehr zuließ, die Künstlerin auch zunehmend zu absorbieren begann.

Antipode und somit interessanter Punkt der Auseinandersetzung wurde aus dieser Situation heraus die Künstlerin Xenia Hausner durch ihre ganz konträre Arbeitsweise mit dem Modell.

Mit dem nahenden Diplom fließen neue Arbeitstechniken ein: in sehr offenem Gestus wird Farbspray verwendet, besonders Gold sticht oft heraus. Natürlich war auch hier Barcelona als eine Metropole der Graffiti-Kunst Prägestempel. Die Bilder sind großformatig, wirken rasant , flüchtig aufgetragen.

DSCN3630 (Small) Liveballmadonna

Ein altbekanntes Element wird nun zum steten Begleiter bei der Bildbetrachtung: der Filmstreifen.

In diesen Arbeiten geht es um mehr als darum, wie zuvor geschehen, inneren subjektiven Welten nachzugehen, sie zu illustrieren: sie stellen ein Bemühen dar, eine neue „Bildkommunikationsstruktur“ zu schaffen. Inwieweit muss eine Künstlerin die althergebrachten Kompositionsweisen zugunsten neuerer, eigener aufgeben?

Eine Innereienschau: was will sie, und wie will sie es kommunizieren?

Diese Fragestellungen kommen nie zu einem endgültigen, unveränderlichen Abschluss: Kunst ist für Mang ein Entdeckungsgang, ein Forschungsprozess.

Mittelfeldstürmerin und Liveballmadonna setzen sich in einer sehr freien künstlerischen Malweise mit Frauenrollen auseinander (vgl. dazu Cindy Sherman) – die Brutstube bildet eine Galerie berühmter Frauen, welche das Wohnzimmer der Künstlerin auf eindringliche Weise bevölkern. Schlagwörter wie Identifikation bzw. Repräsentanz drängen sich auf.

DSCN3632 (Small) Mittelfeldstürmerin

Dabei ist für Mang immer die eigene Rolle als Künstlerin, Frau, Teil einer (nicht gewählten) Familie, Teil einer Gesellschaft  und deren Einfluss auf sie selbst als Thema präsent. 2006 wandte sich Sarah Iris Mang dem Siebdruck zu.

DSCN0901    DSCN1229 (Small)

Siebdruck I-II

Interessant ist für sie die Suche nach einem „logischen Ordnungssystem“, geradlinig lesbar. Nicht von ungefähr sind es bei den Bildthemen vor allem Emotionen, die geordnet werden wollen.

Ihr neuestes Experimentierfeld ist – derweil noch im Kopflabor – der Film. Naheliegenderweise geht es SIM um eine Annäherung an das Phänomen Zeit, kein anderes Medium bietet sich hier wohl so an. Einzelbilder bekommen so im wahrsten Sinne des Wortes eine andere Dynamik…

Mag. a Marie Lene Kieberl, Oktober 2006